EN RÉSUMÉ : Le télétravail à l’international est une pratique innovante, demandée par un nombre croissant de salariés mais elle engendre rapidement un casse-tête juridique. Aujourd'hui, aucun statut français de « télétravailleur occasionnel à l’étranger » n'existe et les solutions classiques (détachement, expatriation, portage salarial) sont soit mal adaptées, trop lourdes, coûteuses ou risquées pour une demande “pour convenance personnelle”. La voie la plus sécurisée reste celle d'Holiworking : encadrer la mobilité grâce à cadre contractuel packagé.
Vos collaborateurs vous réclament de télétravailler depuis Lisbonne, Montréal ou Buenos Aires ? Vous n'êtes pas le seul employeur face à cette nouvelle donne. Depuis la pandémie, la flexibilité géographique est devenue un levier de rétention et d'attractivité massif.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? Un salarié télétravaillant à l'international est un collaborateur qui exécute ses missions professionnelles à distance, via des outils numériques, depuis un état étranger, tout en restant lié à son entreprise française par son contrat de travail. Contrairement à la mobilité à l’international pour convenance professionnelle classique, cette démarche est initiée par le salarié pour des raisons de convenance personnelle (découverte d'une nouvelle culture, rapprochement familial, suivi de conjoint).
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon l'étude People at Work menée par ADP en 2023, 33 % des salariés français seraient prêts à s'installer à l'étranger tout en conservant leur employeur actuel. Ce chiffre grimpe même à 50 % chez les 18-34 ans. De son côté, le baromètre Malakoff Humanis révèle que 48 % des collaborateurs envisagent désormais un télétravail « longue distance ».
Pourtant, lorsqu'un salarié sous contrat de droit privé français demande à poser son ordinateur portable à l'étranger, les RH se retrouvent souvent face à un véritable casse-tête légal. Comment concilier ce besoin d'évasion motivé par des choix de vie avec la rigidité du droit du travail français ? Détachement, expatriation, ou solutions hybrides... Faisons le point.
1. Les limites du vide juridique : le mythe du "télétravail depuis l'étranger occasionnel"
Commençons par balayer une idée reçue : le statut légal de "télétravailleur occasionnel à l'étranger" n'existe pas en France.
Comme le souligne l'INSEE dans une étude publiée en mars 2025, 22 % des salariés du privé pratiquaient le télétravail régulier en France, l'exportation de cette pratique hors de nos frontières est une autre paire de manches. De nombreux employeurs, par bienveillance, autorisent leurs équipes à travailler quelques mois à l'étranger sans modifier leur contrat, pensant qu'un simple accord oral ou un e-mail suffit. C'est une erreur stratégique.
1.1 Le mirage de la Sécurité Sociale française pour un salarié à l'étranger
Lorsqu'un salarié part télétravailler à l'étranger avec un contrat français classique et sans déclaration officielle (comme le détachement), la Sécurité Sociale ne le couvre pas en situation de travail sur place.
Les conséquences de ce vide juridique sont désastreuses :
En cas d'accident du travail à l'étranger : La CPAM refusera la prise en charge, considérant que le salarié n'avait pas à se trouver sur ce territoire sans cadre juridique.
L'assurance rapatriement classique ne suffit pas : Les assurances liées aux cartes bancaires ou les assurances voyage excluent systématiquement de leurs garanties les sinistres survenus dans le cadre d'une activité professionnelle rémunérée.
Le risque pénal pour l'employeur : Selon l'Article L4121-1 du Code du travail, l'obligation de santé et de sécurité de l'employeur est une obligation de résultat. Si le salarié subit un accident de la route en allant à son coworking, c'est l'entreprise qui devra payer l'intégralité des frais médicaux. La faute inexcusable de l'employeur sera presque systématiquement retenue.
Par ailleurs, comme le rappelle l'Article L8221-1 du Code du travail, masquer la réalité géographique de l'emploi d'un salarié à l'étranger peut s'apparenter à du travail dissimulé, un délit pénal lourd.
1.2 De multiples risques employeurs
Outre les risques sociaux évoqués plus haut, autoriser le télétravail depuis l'étranger sans le bon montage juridique expose l'entreprise à de nombreux autres dangers majeurs. Voici les deux exemples les plus connus :
Le piège fiscal de l'Établissement stable" : Un salarié travaillant durablement à l'étranger peut, à son insu, créer un "établissement stable" au sens de l'OCDE. Conséquence ? Le fisc du pays d'accueil peut exiger que votre entreprise française paie l'impôt sur les sociétés sur son territoire !
Immigration : Travailler avec un simple visa touristique est illégal dans la quasi-totalité des pays. Le collaborateur s'expose à une expulsion, et l'employeur à de lourdes sanctions.
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2. Détachement d'un salarié : conçu pour l'entreprise, inadapté au choix du salarié
Le statut de salarié détaché concerne un salarié amené à travailler temporairement dans un pays différent de son lieu de travail habituel. Il conserve un lien contractuel avec ce dernier le temps de sa mission et son affiliation au système de la Sécurité sociale de son État d’envoi est maintenue. Historiquement, le détachement a été pensé pour des missions physiques spécifiques.
Dans la pratique, quatre cas peuvent être cités :
Le cas classique d’une entreprise française qui a passé un contrat avec une entreprise étrangère, cette dernière envoyant ses employés en France pour effectuer le service
Détachement entre succursales d’une même entreprise ou entre filiales d’un même groupe
Détachement de salariés par une entreprise de travail temporaire — établie hors de France — vers une entreprise établie sur le territoire français
Une entreprise étrangère peut détacher temporairement des travailleurs en France, pour effectuer une opération pour son propre compte, en l’absence de tout contrat entre les deux établissements de l’entreprise.
Attention : Le recours au détachement n’est pas une solution uniforme et doit être apprécié en fonction du pays de destination.
L’Urssaf service mobilité internationale détermine avec ses partenaires internationaux de quel pays dépend l'employeur et le salarié selon la situation.
Pour cela, lorsque le travailleur réside en France, vous devez demander à l’Urssaf un certificat :
A1 pour les pays de l’EEE, la Suisse et le Royaume-Uni ;
bilatéral pour les 41 pays ou Tom ayant signés un accord de protection sociale avec la France ;
de maintien à la Sécurité sociale française pour les autres pays.
Les informations générales sur les conséquences de la mobilité internationale relèvent de la compétence du Cleiss. Vous pouvez consulter leur site pour en savoir plus sur les pays concernés, les particularités des conventions associées ou encore sur les différences entre détachement, pluriactivité et expatriation.
2.1 Le détachement confronté au mur de la "Convenance Professionnelle" vs "Convenance Personnelle"
La convenance de la mobilité est l'élément clé du sujet. Le détachement repose sur la convenance professionnelle(l'intérêt de l'entreprise). Or, un salarié qui souhaite télétravailler depuis Bali pendant 3 mois le fait pour convenance personnelle.
L'URSSAF est très claire sur la définition du détachement :
"Le détachement est la situation du salarié qui est envoyé par son employeur dans un autre État pour y exécuter un travail pour le compte de cet employeur."
Si la demande du départ est à l'initiative du collaborateur pour partir pour son confort de vie, l'employeur détourne donc l'esprit de la loi. Ayant connu une période de laxisme pendant la crise Covid, l'administration tolère de moins en moins l'utilisation du formulaire A1 (le sésame européen du détachement) pour de la pure convenance personnelle.
2.2 Un cas très précis autorise le détachement : le télétravail transfrontalier
Le site gouvernemental Service-Public.fr précise :
"Le détachement est forcément temporaire. Vous continuez de cotiser au régime général de la sécurité sociale française (...). La durée du détachement dans un pays de l'Union européenne (...) ne doit pas, en principe, dépasser 24 mois."
💡 L'exception du télétravail frontalier : Le CLEISS précise qu'un Accord-cadre européen entré en vigueur le 1er juillet 2023 facilite le télétravail transfrontalier : un salarié peut maintenir son affiliation française si son télétravail dans son pays de résidence européen représente "moins de 50 % de son temps de travail total", soit moins de 2,5 jours par semaine.Attention, cela ne s'applique qu'aux frontaliers, pas aux "digital nomads" ponctuels.
Cet accord-cadre est notamment applicable aux salariés frontaliers relevant de la législation française de Sécurité sociale dont la résidence est située hors de France et dont l'employeur ou la société (siège social ou siège d’exploitation) est situé en France. À l’inverse, les salariés résidant en France avec un employeur sur le territoire d'un autre État membre de l'Union Européenne, à condition qu'il soit également signataire, peuvent bénéficier des mêmes dispositions.
L’accord ne peut être appliqué qu’aux salariés frontaliers ayant un seul employeur ou dont les différents employeurs sont tous établis dans un même État.
Pour être applicable, le télétravail dans l’État de résidence doit représenter 25 % à 49 % du temps de travail. Dans les autres situations, ce sont les règles classiques du détachement et de la pluriactivité qui s’appliquent.
2.3 Les grandes lignes concernant le détachement :
A) Conditions du détachement
Le détachement d’un salarié est soumis à plusieurs conditions:
Durée limitée: Le détachement ne peut excéder une durée maximale (par exemple, 24 mois dans le cadre de l'UE).
Maintien du lien de subordination: Il reste lié par un contrat de travail avec son employeur d'origine.
Conformité aux règles d'accueil: Le collaborateur détaché doit respecter les règles du droit du travail du pays d'accueil, notamment en matière de salaire minimum, de durée de travail et de conditions de sécurité.
B) Les droits du salarié détaché
Les salariés en détachement bénéficient des conditions de travail et d'emploi du pays d'accueil concernant:
Le salaire minimum;
Les périodes de repos;
La durée maximale du travail;
Les congés payés;
La santé et la sécurité au travail;
Les éléments de mise à disposition et de logement pour les travailleurs saisonniers.
Ils continuent également de bénéficier de la protection sociale de leur pays d'origine. Dans le cadre de l'UE, le salarié détaché reste affilié à la sécurité sociale de son pays d'origine.
C) Obligations de l'employeur
L'employeur qui détache un salarié doit:
Informer le collaborateur de ses droits et obligations avant le début du détachement;
Garantir les conditions de travail et d'emploi, y compris d’équivalence de rémunération, du pays d'accueil;
Conserver les documents attestant de la situation de détachement (contrat de travail, preuve du paiement des salaires, etc.) et les mettre à disposition en cas de contrôle;
Désigner un représentant dans le pays d'accueil pour servir de liaison avec les autorités locales;
Assurer le remboursement des frais de déplacement générés par la mission de son salarié à l'extérieur de l'entreprise, ainsi que ses frais effectifs de repas, bien évidemment.
D) Sanctions
Le non-respect des règles de détachement d’un salarié expose l'employeur à des sanctions financières, administratives, voire pénales, selon la gravité de l'infraction. Les États membres de l'UE, par exemple, ont renforcé les contrôles et les sanctions pour lutter contre les abus et le dumping social.
E) Jurisprudence
La jurisprudence joue un rôle crucial pour clarifier, préciser et interpréter les textes en fonction des situations concrètes qui sont présentées aux juges.
En France, plusieurs affaires judiciaires ont contribué à éclairer les contours du détachement de salariés, notamment, sur les points suivants :
Conditions de travail et d'emploi;
Fraude au détachement;
Affiliation à la sécurité sociale;
Établissement stable et implications fiscales.
3. L’Expatriation : trop lourd pour le télétravail
Si le détachement est un prêt, l'expatriation est un déménagement total. Le statut de salarié expatrié concerne tout collaborateur amené à travailler en dehors du territoire français dans une optique de longue durée. Le salarié quitte l'organisation juridique française pour s'ancrer juridiquement et contractuellement dans le pays de destination : le contrat de travail initial avec l'employeur situé en France peut être soit suspendu, soit rompu. Un nouveau contrat de travail est alors passé avec l'employeur situé à l'étranger. Il n'est donc plus rattaché au droit du travail associé ni au régime de sécurité sociale français.
Le cadre contractuel diffère les situations suivantes :
recrutement directement par une société étrangère. Dans cette hypothèse, un contrat de droit local est alors conclu selon le droit applicable dans le pays d'accueil (comme pour certains experts judiciaires recrutés dans le domaine de la communication)
l’employeur a proposé à son salarié de bénéficier du statut d'expatrié ou il a été recruté par une société française pour le compte d'une société à l'étranger.
Pourquoi l'expatriation n'est pas la bonne solution ?
L'expatriation est un statut lourd, pensé pour des installations de longue durée (ouverture de filiale). Utiliser l'expatriation pour un salarié qui veut juste faire 6 mois de télétravail au Canada est totalement disproportionné.
Perte de la Sécurité Sociale française : Comme l'indique Service-Public.fr : "Vous ne relevez plus du régime français de sécurité sociale. Vous devez obligatoirement cotiser au régime local." Pour conserver ses droits, il faut payer la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), ce qui représente un coût énorme.
Rupture du contrat français : Le droit du travail (Article R. 1221-34) définit l'expatriation par la rupture ou la suspension du lien de subordination avec la France. Il faut donc rédiger un contrat de droit local.
Coûts cachés : L'expatriation s'accompagne souvent de "packages" (logement, primes). Impensable pour une simple demande de télétravail flexible.
4. Le Portage Salarial International (EOR) : une fausse bonne idée pour le télétravail court ?
Face aux limites du détachement et de l'expatriation, de nombreuses entreprises se tournent vers le portage salarial international (souvent appelé Employer of Record ou EOR). À l’origine, cette solution permettait aux entreprises françaises d'embaucher un collaborateur étranger restant dans son pays et travaillant à distance pour la France. Aujourd’hui, elle est également utilisée pour répondre à un besoin inverse : un salarié ayant un contrat de travail français souhaitant vivre dans un autre pays tout en conservant sa mission professionnelle.
Le principe est simple : une société tierce locale embauche votre salarié dans le pays de destination et vous facture une prestation de service.
Les limites majeures du portage salarial
Si cette solution règle le problème de la conformité locale (paie et impôts locaux), elle présente des inconvénients majeurs pour un projet de télétravail de quelques mois :
La rupture du CDI français : Très souvent, le salarié doit démissionner ou suspendre son contrat français pour signer un contrat de droit local avec la société de portage.
La perte des avantages sociaux : Finis la mutuelle d'entreprise française, la participation, l'intéressement, ou les avantages du CSE. Le salarié est déconnecté de la culture de son entreprise d'origine.
Un coût non négligeable : Les sociétés d'EOR prennent des marges (souvent un pourcentage élevé du salaire brut + des frais de gestion fixes), rendant l'opération coûteuse pour l'employeur.
Le risque de travail dissimulé : Attention à la confusion des statuts. Si la prestation de service ressemble à s'y méprendre à un lien de subordination direct en France sans les cotisations associées, l'URSSAF peut y voir une forme d'optimisation abusive.
5. L'alternative HOLIWORKING : Le modèle hybride et contractuel innovant
Une nouvelle voie émerge pour sécuriser les demandes des collaborateurs souhaitant télétravailler depuis l’étranger face à l’inadéquation, la lourdeur et le coût des solutions existantes : Holiworking.
Nous sécurisons les salariés en situation de télétravail hors de France grâce à un cadre contractuel et juridique innovant. Prenant en compte la législation française, la relation de travail et les spécificités de chaque pays, nous facilitons la conformité légale des collaborateurs télétravailleurs au bout du monde.
5.1 Un Montage juridique simple
Concrètement, un triptyque contractuel, validé par cabinet d’avocats, est posé entre l’employeur, son collaborateur et Holiworking comprenant :
Un avenant de mobilité internationale pour convenance personnelle assurant le maintien du contrat de travail français actif. Il permet de déterminer le projet de mobilité. (Motif de la mobilité, destination(s), date du début & date de fin,..)
Deux contrats de prestations de services entre Employeur - Holiworking et Salarié – Holiworking.
5.2 Une protection sociale adaptée
Le collaborateur sort du régime général de Sécurité Sociale français. Considéré comme expatrié, Holiworking prend en charge des assurances santé-voyage et prévoyance adaptées à l’international. Pour compléter cette couverture et assurer la conformité juridique, Holiworking s’acquitte aussi des cotisations sociales dues localement.
5.3 Une mise en conformité à destination
Immigration et droit au séjour: Une sélection du visa adapté à l’activité du salarié ou une étude permettant de définir la bonne solution d’immigration. Le départ intervient uniquement une fois le titre délivré et conforme aux conditions (durée, activité autorisée, renouvellement).
Fiscalité et établissement stable: coordination des obligations fiscales entre la France et le pays d’accueil afin d’assurer le paiement de l’impôt au bon endroit et de sécuriser le statut fiscal du collaborateur. L’organisation du dispositif vise à éviter la création d’un établissement stable pour l’entreprise.
Formalités et devoir de protection: gestion des prérequis voyageurs (vaccinations, permis international, inscription consulaire) contribuant au respect de l’obligation de sécurité de l’employeur.
Conditions de travail et espace de coworking : prise en charge d’un abonnement à un espace de coworking afin de répondre à l’obligation de l’employeur de garantir des conditions de travail sûres et adaptées. Des coworkings partenaires sont proposés pour les destinations ouvertes par Holiworking.
5.4 Un accompagnement local personnalisé
Un accompagnement sur mesure est assuré par des référents locaux, appelés Holicoach, présents dans les villes ouvertes par Holiworking. Ils ont pour mission de :
Préparer l’arrivée et l’installation des collaborateurs en conseillant ces derniers dans le choix du quartier en fonction des préférences et du budget. (Recherche d’un logement, de solutions scolaires pour les enfants,..)
Facilitant l’intégration et l’expérience des collaborateurs à destination en proposant un brief interculturel, des conseils pratiques et bonnes adresses, des mises en relation (réseau associatif, activités). Un suivi de qualité est assuré au quotidien avec des propositions de découvertes, d'activités et de rencontres.
Holiworking permet aux employeurs de se positionner en soutien des projets personnels des collaborateurs en toute responsabilité, assurant une expérience collaborateur unique et une fidélisation renforcée.
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6. Voici un récapitulatif pour vous aider à choisir la bonne solution selon vos critères de faisabilité et de budget :
Critères | Détachement | Expatriation | Portage Salarial (EOR) | Télétravail Encadré (Modèle Holiworking) |
|---|---|---|---|---|
Motif légal | Convenance professionnelle | Convenance professionnelle | Convenance personnelle / professionnelle | Convenance personnelle |
Contrat de travail français | Maintenu | Suspendu ou Rompu | Suspendu ou Rompu | Maintenu |
Sécurité Sociale | Maintenue (A1) | Régime local + protection sociale expatriée | Régime local | Régime local + protection sociale expatriée |
Facilité de mise en place | Modérée | Complexe | Modérée | Facile (Clé en main via tiers) |
Coût pour l'entreprise | Modéré | Élevé | Modéré à Élevé | Aucun (0€ pour l’employeur) |


